La mémétique

 

Source: photo de StagiaireMGIMO

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Susan Jane Blackmore, née le 29 juillet 1951, est une parapsychologue, écrivain, conférencière et animatrice d’émission britannique.  Elle est surtout connue pour son livre, The Meme Machine (traduction française : La théorie des mèmes , Max Milo Éditions, 2006). Elle est membre du Committee for Skeptical Inquiry, qui est une des organisations les plus importantes du mouvement sceptique contemporain.

Susan Blackmore fait ses études au St Hilda’s College d’Oxford ; en 1973 elle obtient un diplôme (BA) en physiologie et en psychologie. Elle obtient un master en psychologie environnementale à l’université de Surrey en 1974. En 1980, elle obtient son doctorat en parapsychologie dans la même université ; sa thèse s’intitule La Perception Extrasensorielle comme Processus Cognitif (Extrasensory Perception as Cognitive Process).
Elle finit par abandonner les recherches en parapsychologie, devenue sceptique quant à l’existence du Psi, pour se consacrer au débat sur la nature de la conscience. Dans son article Why I have given up, Susan Blackmore explique pourquoi elle a quitté le domaine de la recherche en parapsychologie.
Susan Blackmore est connue pour ses contributions au domaine de la mémétique, destinées avant tout au grand public. Ses travaux relèvent plus des sciences humaines que de la psychologie ou des neurosciences. Le terme de mème fut introduit par Richard Dawkins en 1976 dans son livre Le Gène égoïste (The Selfish Gene) ; bien que ce concept ait été très largement utilisé depuis, il est généralement mal défini et mal compris. Le livre de Blackmore, The Meme Machine, est sans doute actuellement l’introduction la plus approfondie au domaine de la mémétique.
Blackmore présente les mèmes comme d’authentiques réplicateurs, des « réplicateurs seconds » qui, comme les gènes, sont soumis à l’algorithme darwinien et sous-tendent les changements évolutionnaires. Ses prédictions, qui reposent sur l’hypothèse du rôle central de l’imitation dans la réplication culturelle, et sur la nécessité de l’infrastructure neuronale (propre à notre espèce) pour la réalisation de ce processus, ont été partiellement confirmées par des études portant sur le neurone miroir, qui ont montré des différences dans l’importance de ces structures entre l’homme et les singes qui lui sont le plus apparentés.

Ces travaux en mémétique insistent sur le rôle que jouent les mécanismes darwiniens dans l’évolution culturelle, et ont contribué au développement du darwinisme universel.

Source: fiche wikipédia consultée le 30 maris 2017.

Ouvrage traduit en français:

La théorie des mèmes, Max Milo, 2005.

 

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